Thursday, May 19, 2005

minute no.60 (dernière et la fin du début)

la FIN de la minute du poète.. déjà!! (CHU TANNÉ)

voici que je m'expluse de ce corps trop sage et raisonnable, trop mièvre et flasque pour... arriver, peut-être, dans une galaxie près de chez-nous (et chez-vous)

à suiRRRRe...

===

voilà la dernière minute
et non la moindre (ouf!!)


MA vie est une foutue putain OU un bordel ambivalent

j’ai donc décidé de… virer ma peau à l’envers par en dedans, mettre mon corps sens dessus dessous bien saoul, pendre mon cœur battant au vent venant du sol, surexposer mon cerveau aux rayons UV, rayons Z, rayons X et rayons Gama, voir vers l’intérieur de l’âme que j’ai perdue dans la ruelle, faire l’amour avec haine, dégoût et mécontentement, courir en marchant de reculons les yeux fermés, me nourrir en expulsant mes entrailles et pisser assit sur le bol de la toilette (que je relève immédiatement après).

j’ai même décidé de… me crisser de mes amis fidèles et fiables, boire juste de l’eau (pas de gaspillage), me fâcher après tout le monde, me convertir à la soutane de curé, me promener nu dans les bars, n’écouter que de la musique grung-punk-métal-trad-folk-lithurgique-ukrainienne, ne lire que des revues de cul et de sexe (rien de nouveau) et me faire percer le nombril avec une crow-bar pis un jack-nife

pis après ça, j’ai décidé de… n’écrire que des crisses de bons romans d’amour cheap et quétaine, me coucher à 12h00 (midi), me faire que des ennemis aimables qui m’envient, me faire tellement engraisser que je vais « péter » à frette, mourir à chaque soir que je me lève pour être quelqu’un d’autre, me faire envenimer la vie pas les vendeurs d’enfants en plastiques, m’ouvrir sur le monde… les veines en premier.

J’ai même décidé de… mettre la charrue avant les souris comme fond d’écran, m’endormir la bouche ouverte avec toutes les langues de toutes les filles que j’ai « frenchées » depuis 2 ans, manger bio en fumant des cigares de Cuba à 50$ la pof, me fermer la gueule juste pour faire semblant d’être « raisonnable », m’opérer à crâne ouvert moi-même, me peinturer les ongles d’orteils en jaune, m’offrir une journée sabbatique le dimanche (pas fort comme idée), m’envahir de mensonges et de calomnies, me faire souffrir gentiment à goutte d’auteur.

Et finalement, j’ai décidé de… vous écrire ce qui me passait par le tête pour vous dire que finalement je vous aime ma bande d’inconscients collectifs, de maso-environnementalistes, de cheap labour oisifs, d’artistes névrosés, de pervers intellectuels.. pis tout le monde « fuckés » de cette foutu planète mal baisée.

Et v’lan dans l’flan de la montagne de la côte d’Adam

Bye-bye mon W cow-boy prince cocu de l’axe du Mal

Ici le rêve commence par le début de la fin… car la vie est belle et surtout… elle vient comme une putain foutue OU l’ambivalence d’un bordel


Grattare io la pace!!!

Ciao!!


© MO-gottfäden

Thursday, May 12, 2005

minute no.59 (avant dernière)

OSISKO

chronique d’observation
je suis assis sur un banc de parc au lac Osisko


une brise délicate sur mes jambes à poils

des enfants à bicyclette avec des roulettes

un vieux couple paisible marche

une ado fonce pleine vitesse à vélo

un journaliste qui semble lire un roman policier

deux vélos avec remorque filent sur le cordon d’asphalte

un petit chien en laisse au bout de son maître

une femme en paix avec elle-même

un lac qui sommeille au centre-ville

deux chiens qui de reniflent le postérieur

des mouches qui font l'amour sur un banc

un père et son fils font une marche de réflexion

un autre père avec une poussette sans enfant

une jeune femme assise à la table d’à coté

une famille de canards vient me saluer

deux « ginos » torse nu enfourchent leur vélo

un petit vieux revoit sa vie sur le reflet de l’eau

le son d’une moto envahit mes oreilles

les feuilles des arbres prennent de l’expansion

le bruit sourd des pas d’un joggeur fou

les discussions se suivent et se ressemblent

il y a une odeur légèrement désagréable provenant du lac

un jeune couple s’embrasse inlassablement

au loin l’île aux mouettes est pleine de mouettes

l’ex-maire de la ville se promène en bonne compagnie

lili semble anxieuse sur sa nouvelle bicyclette

je songe à l’avenir par le présent

j’explore le passée par l’avenir, le présent au carrefour du passé et de l’avenir

quel est le contenu des toutes ces discussions ?

à quoi les gens pensent-ils en état de réflexion ?

que deux personnes peuvent se dire en roulant à vélo ?

lorsqu’on roule à toute vitesse en roller-blade, à quoi pense-t-on ?

peut-on s’imaginer que les freins de notre vélo ne fonctionnent pas ?

le bruit des roulettes des roller-blade peut-il nous endormir ?

à quoi pensent les jeunes mères qui tirent les carrosses?

est-ce que les chiens s’imaginent qu’ils contrôlent leurs maîtres?

que fait Nathalie lorsque son amoureux est en Afrique ?

les gens en vacances sont-ils plus heureux ?




il s’en passe des choses près du lac osisko


© MJD

minute no.58

PENSEZ-Y

suite de petites phrases entendues ici et là dans mon café-bistro préféré à rouyn-noranda

J’vous le jure que c’est vrai… de belles phrases « égarées »



Ø J’ai le diable au CORPS…pis le diable est aux VACHES

Ø Je voyais plus rien AVEC mes lunettes

Ø J’avais le feu au CUL… je vous jure que j’aurais mis ma MAIN dans le feu

Ø Le jour de Noël c’est pas un CADEAU

Ø C’est sûr que c’est VRAI je l’ai vu dans le JOURNAL

Ø Le VIN que j’ai acheté hier goûtait le « CHRIST »

Ø Je RIAIS tellement que j’en PLEURAIS

Ø Jean Chrétien est le PIRE Premier ministre que j’ai JAMAIS vu

Ø Quand on a fermé les lumières y faisait NOIR comme chez le LOUP

Ø Je l’ai vu l’autre jour y était FOU comme un BALAI

Ø Ça fait 10 ans que mon père sort avec une femme 10 ans plus JEUNE que lui pis elle a encore 10 ans plus JEUNE

Ø As-tu toujours été GRAND comme ça ??

Ø MONTES-tu à Montréal ? non mais je DESCENDS à Québec !

Ø je roulais sur la rue pis quand j’ai vu la lumière VERTE je voyais ROUGE en…

Ø Si y avait plus d’INDIENS y aurait moins d’ENVIRONNEMENT

Ø L’autre jour j’ai vu ma BLONDE en BRUNE

Ø Je vous le dis à l’HÔPITAL je voyais des ÉTOILES

Ø Hier soir j’étais tellement EUPHORIQUE j’avais le goût de BRAILLER

Ø (en conversation téléphonique) je l’ai VU comme je te VOIS là

Ø Y fait FRETTE somme chez le DIABLE

Ø Hey que c’est BEAU un BEAU pont

Ø Son char était tellement BEAU ça sentait le NEUF

Ø (en parlant d'un échec lamentable lors d’une réunion) c’est pas de ma faute y avait PERSONNE

Ø J’ai vu un chien AVEC PAS d’oreilles
Quand je travaillais dans les mines je n’avais pas besoin de « spots » car je travaillais DE JOUR


merci
bon soir

minute no.57

2 brêves histoires vraies

je vous mets en contexte...

il y a environs 2 ans, je suis au cabaret de la dernière chance (à rouyn-noranda) un soir de 5 à 7 du vendredi (comme d'habitude) et voilà que sur le plancher un fourchette de plastique blanc trône (une reine vous dis-je) en plein milieu du corridor de circulation des clients pour aller au buffet traditionnel de la place. (tout le monde se bourre la face quand c'est GRATIS...)

personne ne remarque la dite fourchette, donc personne ne se plis les genoux à vouloir ramasser la chose en question.

je l'espionne légèrement de mon regard inquisiteur et suif afin de savoir si elle est belle et bien là ou ailleurs et quelle est la raison de sa présence. je lui prête des intentions humaines, je lui donne une personnalité et invente des amis pour qu'elle ne s'ennuit pas trop les soirs de pluie.

un premeir texte m'arrive

puis... quelques semaines après une autre fourchette blanche, pratiquement au même endroit dans la même postion... est-ce la même?? sûrement!!

puis un deuxième texte bref

voilà, c'est juste ça mon histoire... après j'ai laissé la fourchette s'exprimer

d'ailleurs
avez-vous vu la fouchette piquée???
je la cherche depuis 2 ans sa présence

merci

===

DE LA FOURCHETTE PIQUÉE

Prise-1

« D’un geste épicurien Mme Piquette piqua le pic de M. Piccolo le picador alors que Mlle Picotine picotait un pictural pictogramme avec le picot de M. Pic-Vert »

Ainsi parlait
La fourchette piquée ©

+

Prise-2

« Piquette piqueta avec son amant Picoco le piqueur de pic. L’histoire se poursuivait sur le plancher de planches planes alors que Picoco décide de piquer vers le mur piquant, ça va chauffer mon amour !!. »

Ainsi parlait
La fourchette piquée-2 ©

minute no.56

souvenir d'apocalypse appréhendée!!!


HISTOIRE D'UNE JOURNÉE: le 31 du 12 l'an1999


aujourd’hui j’ai décidé d’écrire mes états tout au long de ce passage à l’an 2000.

retour à mon enfance, à mon jeune âge mon grand-père maternel mourut sans que j’aie le plaisir de connaître cet homme. Ma mère me disait qu’il était un grand rêveur et un inventeur de bricole bric-à-brac.

Souvent on l’accusait de ne pas comprendre ses enfants et la jeunesse du temps puisqu’il était né en 1899 soit le siècle précédent à celui de ses enfants.

Aujourd’hui 100 ans plus tard les enfants naissant dans les jours et les mois à venir pourront sûrement voir de leur vivant l’an 2100, progrès technologique assure.

2000, année énigmatique (pour les uns), année mythique (pour les autres), année apocalyptique (pour certains).

sommes-nous vraiment en droit d’attendre à la fin du Bien et du Mal dans ce monde qui progresse et régresse à la fois?? Moi qui suis assis dans un café-bistro à la mode à écrire une suite de mots sans distinction malgré mon indifférence apparente!!

j’ose espérer que l’an 2000 sera pour tout les humains de cette planète une année magnifique, splendide et folle pour le bien-être sociale et psychologique individualiste.

je me rappelle dans mon enfance on nous indiquait que le progrès nous emmènerait vers les dimensions inexplorées, que nos automobiles circuleraient par voies aériennes, que nos habits serraient constitués de nouveaux tissus, que la nourriture se prendrait à la pilule, que nous serions en mesure de vivre dans l’espace et les êtres qui s’y trouvent seraient bons et justes (sauf quelques méchants).

rappelez-vous de cosmos 1999, la futurologie du passé??

c’est fini tout ça!! Nous sommes à l’an 2000 et mon auto pompe l’huile, mes jeans sont trouées, je travail 45 heures semaines, pis mes voisins me sont chier au plus haut point… bel avenir!!!

Mais précisément aujourd’hui, je suis en peine de la femme que je voulais aimer, elle n’est pas en mesure de recevoir mes sentiments, son cœur n’est pas disponible à mes émotions.

l’an 2000 devrait être une année comme les autres.

ce qui nous marque davantage, c’est le passage entre 1999 et 2000 en cette fin de siècle, le phénomène fut et sera médiatique puisque les communications en direct sont plus que jamais « à notre disposition » mais pas nécessairement « à notre avantage ».

merci et bonne fin de journée… si l’on « survit »!!


© MJD

une belle peur de pacotille
la vie a survécu... encore une fois

ciao

Wednesday, May 11, 2005

minute no.55

quelques extraits du manuscrit

MOUSSE DE NOMBRIL SOCIÉTAL
LINT OF SELFISH BELLY SOCIETY
receuil bilingue

===


voici le concept « je-tu-nous »
MOI, TOI, encore NOUS
à lire devant le miroir

here the concept "I you us"
ME, YOU, still US
To be read in front of the mirror


===

Je suis grand talent
Je suis grande âme
Je suis gros ego

I am great talent
I am great soul
I am large ego



Mal de toi
Discussion centrale
Le J et le E

Madly about you
Central discussion
The M and the E again



Société impudique
Comment séduire et faire du sexe
L’Index en référence

Impudic society
How to seduce and make sex
The Index has reference



Ligne droite de l’obéissance
Tu marches en soldat mou
Étudiant de la politique consommation

Straight line obedience
You walk as a poor soldier
Student of the consumption policy



Tu en moi
Je en moi
Nous sommes mousse de nombril sociétal

You in me
I in me
We are lint in our selfish belly-society


(c) MJD

Tuesday, May 10, 2005

minute no.54

POÉSIE DE PLAGE


plage de sable
thème de fable
vague déferlante
poésie accablante
peut-être pourrais-je
faire fondre la neige
qui remplit mon esprit
qui me retire ma vie
mort du poète
qui aurait pu être
l'âme « frigorifiante »
d'une princesse charmante
vie d'un soir
la nuit dans le noir
disparaît mon envie
de ne plus rien voir


© Jean Hule-Cachot (avant MJD)
août 1991
3e poème de ma faste et exubérante existence poétique

Wednesday, May 04, 2005

minute no.53

CATASTROPHE DE CATASTROPHE

histoire qui ne se tient pas debout

à lire à voix haute svp
pratiquez-vous quelques fois avant



1e partie

La pilule d’hier s’avale d’elle-même par le trou de l’espoir d’envie de survivre pour demain une veille de lendemain sans trop avoir un trou dedans pour les désirs de remplir les vides qui s’avalent automatiquement.

Vous comprenez??


2e partie

Mes ongles voyagent en première et mon moi intérieur en troisième car il y a longtemps que mon coupe-ongles est perdu dans mes valises de voyage et que mes voyages se sont retrouvés dans mes ongles et que moi je ne retrouve ni ne perds mes voyages dans mes ongles ni mes valises ainsi que mes valises dans mes voyages sont dans la troisième alors que la première se ronge les ongles.

Me suivez-vous???


3e partie

Ici au centre de la bordure au fond du terrain dans l’avion en pente sans accent ni éclaboussure de verre de mouche en grisaille de matin sec, le vent tourne sans signaler sa présence absente pour quelques secondes et que le pilote se réveille dans la broussaille d’une vierge forêt brûlante d’humidité entre les pétales des douces fleurs et roses blanches du soir pour respirer un coup d’échappement.

On continue???


4e partie

Parce que les tortues s’accrochent au mur des élucubrations côte à côte avec les ti-hommes rouges qui marchent vers nulle part en forme de carreau en denim et que les lacs se « lamentent » face au soleil qui se pointe le soir entre deux branches d’arbres sans feuille et sans reproche, ça ne veut pas dire que les clowns sont en ville pour y rester jusqu’à la fin du film


5e partie

à venir… work in progress…




Si vous n’avez pas compris l’histoire ou le message de cette histoire qui n’en est pas une… bien allez-vous coucher vous êtes trop fatigué… OK là!!!

Si non, restez parmi nous pour le prochain épisode de CATASTROPHE DE CATASTROPHE (une histoire même pas vraie) dans un éventuel prochain numéro


© MO-gottfäden

Thursday, April 28, 2005

minute no.52

DECHIQUETURES-XX

concept
2 auteurs-poètes-écrivains
à tour de rôle
selon les contraintes indiquées (nb de vers et nb de syllables)
écrivent ce qu'il leur plait

voilà

ex. 3-2-5-7
poème en 4 vers de 3, 2, 5 et 7 syllables


---

6-2-1-4-5-5-5

Le pire
C’est
Quand c’est pas ça
Pis qqchose d’autre
S’prend pourquoi pas chose
Pour une tasse de thé

**

Bella
Ciao
Tu viens souvent
Aussi saoule qu’avant
Hier encore aussi
Lendemain qu’une veille


5-1-5-5-5-2

l’ordre de chevelure
bleue
s’assombrie comme une
sans lune noyée
sans vie d’eau envie
de là

**

rien de plus au monde
seul
qu’être avec son ombre
qui s’essouffle encore
le cœur en bataille
perdue

**

3-1

tchi-ka-boum
ba!!

un trio
deux??

**

3-1-1

trois fois trois
douze
quinze

**

elle s’allume
clic
fin



3-1-4-1-2

à beau dire
que
ce qu’est mentir
si
ciment

**

elle valait
la
telle une lumière
comme
asperge


5-4-1-6

je suis prêt à rien
tel l’esprit qui
fly
pour quelques onces d’essence

**

l’hiver sans peut plus
printemps sentant
la
fine chaîne alimentaire


© anthon békanne
© maurice joseph duclos

Friday, April 22, 2005

minute no.51

TÉMISCABITIBI

« « « titre temporaire » » »



quelques courts textes et extraits tirés de divers manuscrits
-
micropoèmes
-
pas nécessairement de style haïku



© tous droits protégés
© maurice joseph duclos (MJD)

===

soleil des fleurs
jour de printemps voyeur
joie en implosion

*

petit léger goût
frisquette brise du nordet
être toujours humain

*

petits plaisirs fous
virevolte papillon
voir les jupes d’amour

*

dans votre pupille
coule le sang ambre de déesse
caresses et citron

*

fiévreux d’ignorance
porte bagage visionnaire
esprit populaire

*

moult vagabondages
veines au vif succinct
cœur en politesse

*

oeil en explosion
trop grand tonnerre de la pluie
éclairage à vapeur

*

racine seule de route
routard de passage d’hiver
ramasseur de rêves

*

lune en marbrure
imitation de soleil
liberté diffuse

*

bruit de fontaine
rends fous tous les amoureux
faut pas perdre le temps

*

attente de l’oiseau
je pense à la déesse douce
amour d’un instant

*

loubars d’espérance
amicales et discussions
revivre les vrais rêves

*

route et sinueuse
voie et voix douces émotions
sensation de vie

*

fleuve fou de septembre
feuilles d’arbres d’épanouissement
soupir mou d’été

*

une autre vie dors
gravure en expansion
vice de l’art

*

novembre d’octobre
neige en paix de douce hiver
rouleau de givre

*

nous aurions aimé
voir effleurer sur ta peau
l’image de douceur

*

idées en brouillard d’espérance divagante
intransigeance et suffocante chaleureuse
l’assoiffement guette la bouche humaine

*

l’humidité éclatait le fond des veines rougies
cette chaleureuse chaleur chaude de fin d’été
plaintif des sueurs causées par la thermique

*

chaleureux accueil
dynamique enroulement
un regard coloré

*

regard grandiose
envie multiculturelle
êtres époustouflants

*


neige belle neige
deux découvertes
rencontres d’amis

*

charrue qui s’agite
haut banc de neige durcie
roi de la montagne

*

neige lourde molle
bonhomme en reconstruction
une boule par la tête

*

belle beauté d’hiver
neige vêtue de blanches toiles
paysages congelés

*

hiver cher hiver
saison de glace permafrostée
de chaleur cordiale

*

l’hiver en arrache
les bottes à poils contre attaquent
vainqueur de la chaufferie

*

pied sur le trottoir
il neige entre ses orteils
l’hiver s’achève

*

canon à la porte
une fusillade à l’entrée
les crevettes sont cuites

*

quelques seulement mots
vouloir dire ce que l’on pense
la vie se résume

*

une falaise de lac
présence de l’enfance mémoire
bonté des souvenirs

*

cheveux ramollis
une belle teinte en rousse de blonde
changement d’attitude

*

lire et relire poème
une impossibilité
le regard se ferme

*

son sein nourricier
manque aux hommes de cette terre
un réservoir à sec

*

pour un bien
pour sa bouche
pour une nuit qui louche vers le rien

*

geste brusque esprit qui épouvante le corps crispe l'azur
s'efface l'ennui

*

faut bien casser le temps briser sa montre
pour prendre un peu d’avance

*

trottoirs dociles en mars
marcheurs fous en décembre
juillet sera effervescent

*

œil qui louche
l’autre le suit
revoir la beauté

*

chercheur d'étoiles
découvreur de grains
miettes recouvertes d'astres
organes en perdition
écoute lentement les cœurs

*

oeil dans le sable
image dans le doigt
de l'autre

*

compréhension d’âme
envie de voir
la sensibilité

*
geste brusque
esprit qui épouvante
corps qui crispe
la plaçitude s'efface
l’angoisse s’incère

*

sous le dictionnaire
la terre s’accumule
en mots inexplorés
*