minute no.60 (dernière et la fin du début)
voici que je m'expluse de ce corps trop sage et raisonnable, trop mièvre et flasque pour... arriver, peut-être, dans une galaxie près de chez-nous (et chez-vous)
à suiRRRRe...
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voilà la dernière minute
et non la moindre (ouf!!)
MA vie est une foutue putain OU un bordel ambivalent
j’ai donc décidé de… virer ma peau à l’envers par en dedans, mettre mon corps sens dessus dessous bien saoul, pendre mon cœur battant au vent venant du sol, surexposer mon cerveau aux rayons UV, rayons Z, rayons X et rayons Gama, voir vers l’intérieur de l’âme que j’ai perdue dans la ruelle, faire l’amour avec haine, dégoût et mécontentement, courir en marchant de reculons les yeux fermés, me nourrir en expulsant mes entrailles et pisser assit sur le bol de la toilette (que je relève immédiatement après).
j’ai même décidé de… me crisser de mes amis fidèles et fiables, boire juste de l’eau (pas de gaspillage), me fâcher après tout le monde, me convertir à la soutane de curé, me promener nu dans les bars, n’écouter que de la musique grung-punk-métal-trad-folk-lithurgique-ukrainienne, ne lire que des revues de cul et de sexe (rien de nouveau) et me faire percer le nombril avec une crow-bar pis un jack-nife
pis après ça, j’ai décidé de… n’écrire que des crisses de bons romans d’amour cheap et quétaine, me coucher à 12h00 (midi), me faire que des ennemis aimables qui m’envient, me faire tellement engraisser que je vais « péter » à frette, mourir à chaque soir que je me lève pour être quelqu’un d’autre, me faire envenimer la vie pas les vendeurs d’enfants en plastiques, m’ouvrir sur le monde… les veines en premier.
J’ai même décidé de… mettre la charrue avant les souris comme fond d’écran, m’endormir la bouche ouverte avec toutes les langues de toutes les filles que j’ai « frenchées » depuis 2 ans, manger bio en fumant des cigares de Cuba à 50$ la pof, me fermer la gueule juste pour faire semblant d’être « raisonnable », m’opérer à crâne ouvert moi-même, me peinturer les ongles d’orteils en jaune, m’offrir une journée sabbatique le dimanche (pas fort comme idée), m’envahir de mensonges et de calomnies, me faire souffrir gentiment à goutte d’auteur.
Et finalement, j’ai décidé de… vous écrire ce qui me passait par le tête pour vous dire que finalement je vous aime ma bande d’inconscients collectifs, de maso-environnementalistes, de cheap labour oisifs, d’artistes névrosés, de pervers intellectuels.. pis tout le monde « fuckés » de cette foutu planète mal baisée.
Et v’lan dans l’flan de la montagne de la côte d’Adam
Bye-bye mon W cow-boy prince cocu de l’axe du Mal
Ici le rêve commence par le début de la fin… car la vie est belle et surtout… elle vient comme une putain foutue OU l’ambivalence d’un bordel
Grattare io la pace!!!
Ciao!!
© MO-gottfäden
